Un laboratoire de recherche appelé Never Ending Object (n.E.O), situé à la cité internationale des arts de Paris, a débuté en Décembre 2011 et durera jusqu'en Nov 2012. Des tables rondes entre artistes et archéologues et des expositions ont lieu autour de cette question.

Lien vers l'espace de modélisation du projet : http://www.never-ending-object.com/meta/

Exposition N.E.O I : le 14 janvier 2012 avec : Carine Bazin / Florian Bezu /Guillaume Constantin / Laure Vigna / Julie Genlin /Mathieu Carmona / Yann Desfougères
Alexandra Sà /Cecile Noguès / José Maria Gonzalez / Guilllaume AUbry / Cyril Gauthier / Muriel Patarroni
Marie-jeanne Hoffner / Frédéric Poincelet / Ann Guillaume

N.EO. II : Le 18 février :
Le champ de dispersion (ou la pomme de terre en robe des champs)
Une proposition de Fabienne Bideaud
Avec :
Cyril Aboucaya / Nicolas Aiello / Pauline Bastard / Julie Béna / Ann Guillaume / Tamara Henderson / Béat Lippert François-­?Thibaut Pencenat Lidwine Prolonge / Lola Reboud

« Le champ de dispersion (ou la pomme de terre en robe des champs) » est un projet qui s’amuse sur le langage et se délecte du jeu de l’apparence. A l’image de son titre, ping-­?pong à la fois visuel et lexical, l’exposition explore et expérimente les champs de dispersion d’un objet. Roland Barthes dans Communications (n°4), 1964, explique que le champ de dispersion d’un objet se situe dans sa différence marginale ou inessentielle, caractéristique qui compose ses diverses variétés. Dès lors, l’objet peut devenir matière de mutation de sens (dans son discours et dans sa forme), de transformation, de disparition, de travestissement, de perversion. Quelles peuvent être les limites de signifiance d’un objet ?
« Le champ de dispersion (ou la pomme de terre en robe des champs) » propose un dialogue des œuvres entre forme et contenu, de glisser spontanément d’une intention à une autre, dans une expérience qui se voudra volontairement accumulative.
Une proposition de Fabienne Bideaud, commissaire d’exposition et historienne de l’art


N.E.O. III
: Le 17 Mars 2012 :
Flat Layers
Une proposition d’Axelle Blanc pour Never Ending Object.
Avec Rémy Brière, Aymeric Ebrard, Ann Guillaume, Yann Le Guennec, Giulia Grossmann, Camille Henrot, Laurent Le Deunff, Aurélien Mole et Antoine Trapp,

En 1885 Charles Baudelaire théorisait le relativisme esthétique par la simple constatation : « il y a eu une modernité pour chaque peintre ancien ». En 1905, Charles Morice avouait sa stupéfaction face au syncrétisme culturel de la modernité : « tous les siècles voisinent dans le nôtre ». Contemporains des premières découvertes de l’art paléolithique, ces postulats nous rappellent que la fascination « primitiviste » va de pair avec la prise de conscience que dans chaque objet et chaque image coexistent plusieurs temporalités, hors de tout modèle historique classique. Cette polyrythmie est ce que Warburg a nommé la survivance, concept capable d’envisager la complexité de ce phénomène d’accumulation, dont la mémoire est l’activateur.
A chaque âge ou chaque instant sa modernité, synthèse de toutes les strates de temps passées, divisibles à l’infini comme une pile de papiers les plus fins, déchiffrables par transparence. Cette conception du temps est aujourd’hui commune à de nombreux artistes dont les œuvres se construisent par l’accumulation d’iconographies et de référents issus des études archéologiques ou ethnographiques.
Fossile, calebasse, coquillage, pierre taillée… les objets témoins de « cultures matérielles » lointaines ou anciennes, ainsi que les usages, les mythes et les rites qui leurs sont associés, transmis par divers filtres exégétiques des sciences humaines et sociales, deviennent des matières premières vivantes et ductiles. Comme le scientifique, le conservateur ou le spectateur, l’artiste y applique projette à son tour un faisceau d’intentions qui en modifient le sens et en ravivent l’histoire.
La série de gestes dont l’œuvre procède (l’assèchement, le collage, l'enveloppement, l’ensevelissement, la capture, la taille) lui applique une temporalité plus ou moins longue qui enrichit encore son sens.
A la croisée d’un objet, d’une image et d’un geste, les œuvres présentées ici sont des dépôts où se lisent en même temps le passé, le présent et leurs potentiels futurs ; les signes, leurs référents et leurs commentaires.
On dit que les archéologues « inventent » des sites. Pour eux la terre est chronologique, leur science est exacte, ils ajoutent des strates à l’histoire. Les artistes « créent » ; les zones incertaines de l’histoire, ses résurgences ou ses décroissances, autant que la déperdition « d’authenticité » par rapport aux sources sont autant d’agents dynamiques qui s’appréhendent tous ensemble.
Au modèle de la stratigraphie nous pourrions substituer celui de la dendrochronologie, lecture horizontale du temps, où toutes les temporalités de représentation et d’énonciation sont visibles simultanément.
Par son aspect participatif et cumulatif, cette proposition est une mise en relation de formes qui exemplifie cette dimension horizontale et mouvante, une sédimentation soudaine et provisoire née du hasard des connivences.

N.E.O. IV
: 14 Avril 2012
Prévisualisation de Quelques Principes d’Exposition de l’Objet Sans Fin
« Les traces documentaires, photographiques et textuelles, produites par l’activité du Laboratoire Art et Archéologie - Never Ending Object, sont collectées sur un site web (www.yannleguennec.com/neo). Pour l’installation-performance «Prévisualisation de quelques principes d’exposition de l’objet sans fin», ces do- cuments imprimés sont injectés dans un cycle de déplacements et de manipulations, pilotable collectivement par Internet. L’installation-performance est une projection de la mémoire du laboratoire dans un nouvel es- pace-temps poétique de transformation. La métaphore du chantier de fouille archéologique est
mobilisée, un chantier quelque peu inversé où il s’agit de tenter de redécouvrir ce qui a existé, mais également d’en accélérer l’évolution pour en perturber les significations possibles. Le carroyage métaphorique du chan- tier devient la carte d’un imaginaire en mouvement, le contexte d’émergence d’un ensemble d’éléments pour la reconstruction de mythologies hybrides et intermédiaires, capables de relier ce qui semble le plus disjoint, dans l’espace et le temps.»

 

 

 

cartographie Ogham  

 

 

Florain Javet / Ann Guillaume  

Florian Javet, Planche, 2011  

Ann Guillaume  

Trace de couteau préhistorique   

extrait : P.Sebillaud  

 

 

 

Proprieté de Karine Piquet  

 

 

 

N.E.O 1 exposition collective  

Reunion N.E.O 2 ruine urbaine

Exposition Site de Gergovie  Par Fréderik Letterlé

L'affaire Glozel